Pêche à la truite à la pourvoirie du
Lac Dionne

(Article de Juillet 2006)

 

Dans la plupart des villes et villages du Québec on retrouve de nombreux amateurs de pêche.  La plupart de ceux-ci adorent aller taquiner la truite mouchetée toute la fin de semaine lors des beaux et longs congés du début de l’été, car cette pêche constitue une activité très accessible et relativement peu coûteuse.  Comme tout bon pêcheur de mouchetée nous  adorons aussi cette pêche relativement simple et peu compliquée à condition bien sûr que le poisson soit au rendez-vous, Sinon quel défi que d’attraper de belles mouchetée à n’importe quel moment de la journée ?  Depuis qu’on est petit, on nous fait rêver juste à entendre parler du potentiel de pêche que possède le nord du Québec. Et on avait bien envie d’aller vivre cette expérience et de pouvoir apprécier au maximum cette qualité exceptionnelle de pêche.



Donc, en ce beau mardi avant-midi alors que l’on déjeunait tranquillement sur la terrasse avec Ti-lard, un vieux « pot » depuis toujours,  il nous disait que l’un de ses amis venait tout juste d’acquérir une pourvoirie à seulement une heure de Baie-Comeau et que celle-ci possède un potentiel de pêche incomparable. Et le mot est faible. Il en rajoutait même jusqu’à dire que l’on pourrait faire notre quota en à peine quelques heures, voire même en simplement une heure de pêche et ce à n’importe quelle heure de la journée.  Wow ! Un vrai défi.  Pourquoi pas aller vérifier ces dires et explorer ce territoire en partant le lendemain matin pour mesurer l’ampleur de ces affirmations

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Bref, après s’être équipé à la hâte, l’excitation à son maximum, on est parti en  direction de Baie-Comeau en empruntant la bonne vieille route 138 où les paysages sont plutôt à couper le souffle tout le long du trajet.
 

 

''faire notre quota en à peine quelques heures, voire même en simplement une heure de pêche''

N’oublions pas que nous sommes sur la route des baleines. Il nous faut rester vigilant car on peut en voir régulièrement. Ce matin-là on a eu la chance de voir un groupe de belugas à quelques mètres du traversier qui se rend à Tadoussac. Quelle Chance ! On a bien fait de venir que l’on s’est dit à ce moment-là.  Après à peine 4h30 de route, traversier inclus, on arrive déjà à Baie-Comeau où on fait une dernière halte, histoire de récupérer les derniers effets oubliés lors du départ rapide. On s’embarque donc sur le chemin du lac Sainte-Anne nous menant à l’entrée de la pourvoirie du Lac Dionne.  Au départ de Baie-Comeau faut à peine compter une cinquantaine de kilomètres pour arriver à la pourvoirie. 

 Pour ceux qui s’inquiètent de l’état des routes, ils seront ravie d’apprendre que la route est parfaitement asphalté, vu les récents projets de développements hydro-électriques de Toulnoustouc réalisés par Hydro-Québec et qu’il y a seulement 8 kilomètres de chemin non asphalté sans aucune difficulté pour les autos.

Une fois arrivés sur place, on fait rapidement connaissance avec les proprios au chalet principal de la pourvoirie.  Il nous explique rapidement les meilleurs coins pour espérer de belles captures, et ce rapidement, car nous n’en pouvions plus d’attendre pour mettre notre ligne à l’eau.  En deux temps trois mouvements, on saute dans l’embarcation qu’il nous a assignée et on se dirige rapidement vers notre premier rendez-vous, soit une petite baie située aux abords d’une île ayant face à elle une pointe rocheuse de l’autre côté.  Il nous faudra à peine quelques minutes pour s’y rendre. 

 


Après seulement 20 minutes de pêche, on a compris pourquoi tous se tuaient à nous dire que la pêche y était non seulement bonne, mais miraculeuse.  On avait déjà pris une bonne dizaine de truites sans compter toutes les touches que l’on a eues. Il ne nous avait donc pas menti en affirmant que l’on pourrait prendre en quelques heures notre quota, qui est, soit dit en passant, de 20 truites par permis sur ce lac.

L’après-midi passait tranquillement et les captures s’accumulaient à un rythme nous procurant la satisfaction que l’on était venu chercher.  Ça mordait tellement qu’après seulement 3 heures de pêche on avait déjà écoulé tous les appâts que l’on avait apportés pour la journée. On  a donc décidé de prendre une  petite pause et de retourner au campement histoire de refaire le plein de provisions et d’appâts pour la soirée qui s’annonçait tout aussi poissonneuse. Les pourvoyeurs nous ont ensuite suggéré de se diriger vers l’autre côté du lac dans une section bordée de plages sablonneuses recelant de plus beaux spécimens de truite. Une fois de plus, dame mouchetée ne se fit pas prier pour mordre à l’hameçon. Ça avait bien mordu avant le ravitaillement mais là c’était complètement fou.  Doublé après doublé nous n’arrêtions plus d’en prendre. On a atteint notre quota après trois heures de pêche seulement sur le lac Dionne. Cette journée, assez folle disons-le, s’est terminée avec un magnifique spectacle quant à son superbe coucher de soleil.      


De retour au campement, après avoir arrangé nos prises,  on termina la journée à déguster une succulente fondue chinoise à la truite mouchetée ; une première expérience pour nous et on vous conseille à tous de l’essayer. La Chef de la soirée, Véro, se fera un plaisir de vous expliquer comment arranger les truites pour pouvoir les cuire dans le bouillon. Repus après ce festin, on était déjà à planifier l’expédition du lendemain : direction lac Caribou.

Après un copieux petit déjeuner, on se dirigea comme prévu vers le lac Caribou situé à l’embouchure du lac Dionne, à seulement vingt minutes de portage.  On s’est fait dire que l’on pourrait prendre encore plus de truites et de la plus belle, et cela en moins de temps encore que sur le lac principal.  On avait donc toute la motivation du monde pour explorer ce deuxième lac.   Comme de fait après seulement une heure trente de pêche, top crono, le défi était relevé.  Quoi vous dire et bien oui le fait est accompli.  On avait connu les doublés sur le lac Dionne mais on a réalisé des triplés sur le lac Caribou et c’est pour cela que l’on a rempli notre panier à poissons en moins de deux.

 

 
 


En ce qui concerne les techniques que l’on a essayées lors de notre voyage, on peut vous dire que le poisson était tellement affamer qu’il mord sur tout appât en soi.  On a pu essayer la gamme complète des cuillères ondulantes : de la Clear Wobler, en passant par les Wablers et les Quicksilvers,  du bleu au jaune ou plaqué or et argent, en passant par le rouge, la truite était friande des vers montés sur les bas de ligne suivants les cuillères.  Fait à noter cependant, la cuillère ondulante de couleur bleue et argent offrait du succès presque à tous les lancers, si ce n’est pas deux fois par lancer.  On a même eu du succès avec de petits poissons nageurs de couleur bleue ou d’imitation de truite.


Pour résumer notre court séjour à la pourvoirie du lac Dionne, nous avons pu mesurer les dires de notre compagnon qui se sont tous avérés véridiques. La qualité de pêche y est exceptionnelle surtout en ce qui a trait à la quantité de poissons pris. Certains pêcheur arrivent même à l’occasion à rapporter au camp, de belles mouchetées dépassant la livre.  Pour ceux qui demeurent sceptique, je vous recommande fortement de tenter l’expérience, ne serait-ce que pour tenter d’en prouver le contraire. En terminant, il ne reste qu’à vous souhaiter la plus agréable des parties de pêche à cette pourvoirie.  Vous en serez des plus heureux.

 

 

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