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Il y a déjà de cela deux ans, par un printemps différent des autres, notre équipe s’affairait à traquer l’ours noir en compagnie de nos cousins français, à la pourvoirie du Domaine de la seigneurie Vincelotte. L’année suivante, c’était à mon tour de fouler cette terre de chasse par excellence, en quête de gibier. À la première saison de l’année, on ne parle pas de n’importe quel gibier, on parle évidement d’un gibier plus que respectable : l’ours noir. Cette chasse qui gagne en popularité chaque année est encore bien loin de mériter sa juste valeur dans les préférences des chasseurs sportifs du Québec. Il n’y a pas mieux que le bon vieux dicton que tout le monde connaît afin de définir la chasse à l’ours : « Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. » L’année dernière, j’ai enfin eu l’occasion de confirmer ces dires, d’on ne sait qui, en tant que chasseur.
C’est après l’invitation de Jean-Pierre et Philippe Pelletier, cette fabuleuse et sympathique équipe de pourvoyeurs père et fils, que je me suis rendu au Domaine dans le but ultime d’abattre mon premier ours. Bien que plusieurs personnes caractérisent ce gibier comme étant un vulgaire charognard,
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