L'Artiste coupant !
Après un temps des fêtes bien arrosé comme celui qui vient de passer, l’équipe de 3D chasse et pêche tient, avant de vous entretenir de ce qui suit, à vous souhaiter une merveilleuse année 2007 remplie d’émotions fortes et de captures sensationnelles.
S’inspirant de certaines demandes des chasseurs faites au Père Noël, l’équipe de 3D chasse-pêche vous offre de rencontrer en exclusivité, un artiste unique en son genre qui maîtrise l’Art de la coutellerie. Ainsi monsieur Paul-Aimé Fortier de Saint-Georges de Beauce coutelier professionnel nous a ouvert son atelier pour nous révéler en exclusivité les secrets de son art.
Tout chasseur ou pêcheur qui prend le moindrement au sérieux la pratique de ses sports se doit de posséder un couteau. Mais quel genre de couteau possède-t-il?
Ceux dont je vais vous parler sont d’une qualité supérieure et sont fabriqués à la main par M. Fortier qui soit dit en passant, est passé maître dans l’Art de la coutellerie. Pour ce faire, M. Fortier possède un petit atelier dans le sous-sol de sa maison. Il se passionne pour la fabrication de couteaux depuis son tout jeune âge, où il a commencé à en fabriquer en bois comme peut-être certains d’entre nous ont fait. Au fil des années il a continué à se perfectionner. Mais comme il dit, au début, il y est plutôt allé à tâtons, faute d’école qui enseignait cet art.
Puis à l’exemple de la transmission des connaissances faite par les anciens aux apprentis, monsieur Fortier a développé son expertise à la suite de la rencontre heureuse d’un maître de la coutellerie qui lui a enseigné les rudiments du métier pour parfaire son apprentissage. C’est à la suite de cette rencontre que M. Fortier a réellement commencé à baliser les techniques requises pour le montage de ses œuvres d’art, il y a de cela environ 13 ans.
Depuis ce temps, il s’est équipé en machineries qu’il a dû lui même modifier pour répondre à ses critères de performance. Tel un véritable artiste, M. Paul-Aimé Fortier expérimente divers genres de couteaux, tous plus beaux les uns que les autres.

La fabrication d’un couteau se fait en plusieurs étapes. Selon l’expérience de M. Fortier, une quinzaine d’heures en moyenne sont allouées à la fabrication complète de chacune de ses œuvres d’art.
Pour commencer, comme dans toute chose, il faut se faire un plan du couteau que l’on veut sur la pièce de métal avant de la découper. Après l’avoir découpée, l’aiguisage commence. Elle se fait en plusieurs étapes avec différents papiers sablés qui sont aussi de différentes épaisseurs.
L’étape suivante est le trempage de la lame qui s’effectue à l’intérieur d’un petit four dont la température grimpe jusqu’à 2000 degrés. La méthode de trempage a pour but de resserrer les molécules du métal pour ainsi durcir la lame. Plus on chauffe le métal, plus il va durcir.
Et ce trempage se fait en deux étapes. M. Fortier chauffe d’abord la lame à 2000° F, puis il la laisse refroidir devant un ventilateur à l’air ambiant. Ensuite il replace la lame dans le four à 900°F, pour encore la laisser refroidir une seconde fois. Une fois trempée, M. Fortier polit la lame pour lui donner un éclat reluisant.

|
|
Mais après la fabrication de la lame terminée, le travail lui, est loin d’être terminé. Il faut fabriquer le manche du couteau ainsi que l’étui.
Pour ce qui est du manche, M. Fortier nous a expliqué qu’il y a une panoplie de matériaux qu’il peut utiliser pour la fabrication de celui-ci. Comme par exemple il utilise différentes sortes de bois francs stabilisés, tel l’érable piqué. Le bois doit être stabilisé pour qu’il ne se détériore pas avec le temps et pour qu’il garde sa beauté.
Il utilise aussi différentes cornes d’animaux, comme celles du bœuf d’eau d’Afrique, celles des antilopes, ou celles du chevreuil. Mais cette dernière comporte son lot de problèmes, puisque la corne de chevreuil doit avoir une bonne envergure pour permettre la fabrication d’un couteau de taille raisonnable. Autrement dit, si vous avez une corne de daguet, vous aurez probablement un petit couteau comme produit final. En fin de compte il nous dit que n’importe quel matériau stable ayant une très grande dureté peut être utilisé pour la fabrication d’un manche de couteau.
M. Fortier fabrique des couteaux sur mesure et selon les moyens de ses clients. Si vous avez les moyens de vous offrir un couteau avec un manche en or orné de diamants, vous n’avez qu’à demander, car il peut faire flèche de tout bois.
Pour ce qui est de l’étui, M. Fortier le fabrique sur mesure à la coupe désirée. Il coud lui- même le cuir qui est ensuite teint selon le montage de son œuvre. Ce qui est magnifique de la part de cet artiste, c’est qu’il fabrique des œuvres uniques selon vos critères. Il peut reproduire le couteau dont vous rêvez ou encore vous pouvez choisir parmi les plus belles pièces de sa collection. Aussi les étuis que fabrique M. Paul-Aimé Fortier, sont de très grande qualité, en plus d’être très esthétiques et arborant plusieurs petits détails, ce qui fait la marque de commerce de M. Fortier.
En terminant, si vous voulez un couteau de chasse ou de pêche à la hauteur de vos attentes, n’hésitez pas à entrer en contact avec monsieur Fortier, il saura vous satisfaire; que ce soit par son inventaire de couteaux ou par une commande personnalisée.

M. Fortier est aussi un des rares de nos jours à avoir comme philosophie l’adage qui dit que c’est le client qui a toujours raison. Les couteaux de marque Fortier sont de très grande qualité et entièrement fait à la main. Il est très rare au Québec de voir quelqu’un qui maîtrise l’art de la coutellerie comme lui. Alors si vous êtes un collectionneur ou simplement amateur de belles choses, la marque Fortier saura vous charmer.
|