Dans la recherche du bonheur de nos vies, il ne nous est guère besoin d’aller bien loin dans nos réflexions pour noircir le tableau d’une tonne de problèmes présents sur la planète. On n’a qu’à penser aux problèmes de l’augmentation des gaz à effets de serre, du problème d’approvisionnement en eau potable de plusieurs pays, de la déforestation, de l’augmentation folle des prix du pétrole, du nombre grandissant d’exclus, etc.
On mentionne également dans un quotidien de ce mois de juin (Le Soleil, juin 07) que d’ici plus ou moins 20 ans, 60% des gens seront urbains. C’est plutôt alléchant pour ceux et celles qui aiment courir la nature.
Mais il est également curieux de constater que la dénatalité semble aller de pair avec ce mode de vie urbain. Étant donné que l’on veut goûter les plaisirs de la vie à la ville, qu’on se veut plus de confort, eh bien, il semble aller de soi qu’il faille être moins nombreux à le partager. Les régions qui s’appauvrissent, se plaignent de la désaffectation des jeunes en faveur des grands centres, comme il y a moins de place matériellement pour les enfants dans ce qui reste de familles en ville. L’aire de jeux rétrécit.
Qu’on se le dise, même si cela s’est fait insidieusement dans la tête et le comportement de nombreuses personnes, nous souffrons du même problème que plusieurs dénoncent dans la mondialisation, i.e. que l’argent est au profit des plus forts et qu’en fait on prône le bonheur de ceux qui le possèdent déjà. Comme sur la scène mondiale, on n’envisage pas le partage mais le monopole. Il faut éviter la concurrence de tous ceux qui nuiraient ou nuiront à notre bonheur; de là nombre grandissant des pauvres. |
|
Constat parallèle de cette vision néo-capitaliste, on se plaint en même temps du comportement de certains jeunes que l’on ne comprend plus.
On déplore leur obésité ou anorexie, leurs idées suicidaires, leur violence, tout comme leur hyper-inactivité physique devant la télé ou les jeux vidéos. Le système voulait l’idée qu’on leur laisse l’espace nécessaire à forger leur identité en les laissant à eux-mêmes.
Aussi certains adultes se sont même plaints à quelques occasions que c’était justement la télé qui engendrait la violence chez les jeunes. " Mais le danger de la télé réside bien plus dans cette incitation à la passivité, dans cette fuite de l’initiative personnelle qu’exige la réalité, que dans les contenus macabres ou horribles des programmes "
(Le cœur conscient, Bruno Bettelheim ).
Le temps est encore propice à donner un bon coup de barre au bateau. Si les adultes ont été la proie de la persuasion des faiseurs de modes et que les jeunes semblent pour certains plus ou moins inactifs, il est de bon aloi de prodiguer et de s’encourager à la pratique d’activités de santé. La chasse et la pêche s’avèrent bien sûr en ce sens, des activités de prédilection.Bien entendu certains nous diront réactionnaires et que ce ne sont pas les activités de loisirs qui supprimeront les désavantages et les dangers du monde technologique dans lequel nous vivons. Mais elles peuvent nous accorder au moins un peu de temps dans un univers où les machines ont coupé l’homme de l’homme et l’être humain de la nature. Ces activités peuvent nous permettre entre autres de mieux réfléchir et de mieux comprendre les choses. Ceux qui fréquentent les grands espaces le savent; la nature apaise, fortifie et même guérit. |
|
|