Invités spéciaux VS Ours


Ah! La bonne vieille période printanière!  Celle qui ouvre la saison de pêche et nous donne un léger moment de répit quant à l’attente envers le prometteur automne prochain. Peut-être que vous ne vous sentez pas inclus dans cette affirmation. Eh bien!, c’est que vous n’avez pas encore été charmé par le stupéfiant défi qu’offre la chasse à l’ours. À ce temps-ci de l’année, il est peut-être légèrement tard pour vous convaincre de tenter l’expérience, malgré que cela vous laisse toute l’année pour que l’idée mûrisse en vous. Aussi pour ceux qui croient que cette chasse ne représente pas assez un défi de taille, détrompez-vous, car pour récolter un ours trophée il faut user de plus d’une ruse, car ce lourdaud de mammifère est beaucoup moins balaise qu’il en à l’air.

En ce qui a trait à notre saison de chasse à l’ours 2007, nous avons reçu quelques invitations intéressantes, dont une un peu plus différente, celle d’accompagner un groupe de Français et de Belge à la traque de ce gibier dont qu'ils n’ont pas l’occasion de chasser dans leur pays natal. C’est du Domaine de la Seigneurie Vincelotte qu’est provenue cette invitation des plus cordiales. Face à notre dernière visite qui fut des plus chaleureuses, l’automne dernier, nous ne pouvions refuser. Donc, c’est vers Cap St-Ignace que se sont tourner les caméras de 3D- Chasse-Peche, pour une partie de chasse à l’ours qui s’annonçait des plus mémorables.

Accueillis par nos hôtes Jean-Pierre, Philippe et Janine, nous avons eu l’occasion de côtoyer un petit groupe de Français et de Belge qui étaient de passage au domaine dans le but d’ajouter un gibier de plus à leur salle de trophées qui est beaucoup plus garnie en variété que la plupart des chasseurs Québécois. Pour ces chasseurs européens,  la chasse à l’ours semble très intéressante, car ce dernier est plutôt difficile à dénicher sur les territoires européens, africains et asiatiques. En plus d’être très rare, la plupart des types de chasse sur ce continent sont extrêmement taxées de toutes sortes et ce pour plusieurs raisons considérées parfois utiles et bien d’autres fois non.

Nous, chasseurs et chasseuses Québécois, sommes une fois de plus très chanceux de pouvoir bénéficier d’un aussi grand territoire avec une aussi faible population qui l’occupe. Pour revenir à nos cousins européens, ils étaient très heureux de fouler le sol Québécois et ce pour un prix plus minime qu’en leur propre patrie. Pour la plupart, ils allaient affronter un gibier qu’ils ont seulement admiré en photos ou même en rêves. Pour cette séance de chasse, le rêve allait prendre vie car ces chasseurs devaient se rendre sur des sites appâtés, avec la recette secrète du Domaine de la Seigneurie Vincelotte, où plusieurs ours même certains dépassant les 150 kilos ne se font pas prier pour vider le garde-manger. Pour mettre encore plus l’eau à la bouche des chasseurs de trophées, l’ours record sur ce domaine fit osciller la balance à près de 450 livres, et ce éviscéré. Donc, avis aux intéressés ou à ceux qui croient avoir tout vu, réservez tôt, car vous n’êtes pas les seuls à voir gros!





Pour notre première journée sur les lieux, nous avions l’occasion de suivre le seul et l’unique archer du groupe, ce qui donna un challenge de plus à notre expédition. Pour ce qui est des autres chasseurs, ils étaient munis soit d’une  «300 magnum» ou bien d’une «338», qui sont des calibres tout à fait appropriés pour chasser cet animal qui est beaucoup plus difficile à abattre que la plupart des cervidés qui ont une anatomie un peu plus fragile.

 


Cette première journée a été infructueuse pour notre archer et pour le reste de l’équipe, sauf un des chasseurs qui a eu l’occasion de faire feu. Il nous a avoué qu’il tentait de viser la tête de l’animal, et à notre grande surprise nous avons découvert que notre compagnon a ressenti un certain stress lors de son tir, car comme il nous l’a si bien dit, il a «loopé» et il a flingué le baril. C’est le soir même, autour d’une bonne table, que toutes les différentes histoires de la soirée se sont racontées et que plusieurs se sont nargués quant à leur compétence de tir. Que de plaisir pour seulement une soirée en compagnie de ces sympathiques personnages que sont ces chasseurs européens.

 



 



 

 

 


Jour 2 : Je fis face une fois de plus à l’insuccès avec l’archer Xavier qui ne se laissa pas aussi facilement décourager, même si un autre membre du groupe fit mouche ce soir-là. La bête récoltée fut un petit ours de 1 an et demie pesant environ 60 kilos, ce qui est passablement loin du

 

trophée auquel nous étions en quête sur ce magnifique territoire.

Jour 3 : Même température chaude et même vent tourbillonnant, résultat : scénario identique pour l’équipe de l’archer, avec à son actif que quelques piqûres de mouches, et


succès pour un deuxième membre de l’équipe, un autre ours de 1 an et demie qui n’avait guère eu plus le temps d’engraisser que le premier.

Jour 4: Après une semaine relativement mouvementée dans l’ensemble, c’est avec une légère tristesse et un certain désarroi, que notre

  archer Xavier range son arme de prédilection. Sous les prodigieux conseils du guide et expert, Jean-Pierre, il troque son arc pour s’armer d’une «300 ultra mag» afin de se distancer par rapport à l’appât, et d’être encore mieux dissimulé.

 

 

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