Aventure au lac Cyprès

 




 

 



 

 

 

L’aventure commence après toute une journée de reconstruction d’un muret tombé, à la résidence de mes frères, à Québec City.  Nous avons travaillé toute la journée à décrasser les briques et les pierres du muret de la façade de la maison, tout en tenant après une petite réunion mensuelle de 3D-Chasse-Peche.  Tout en travaillant nous parlions de l’aventure prochaine dont seul ce satané muret nous séparait.  Au son de : « Tu me donnerais-tu cette pierre, merci mon ami » que clamait Jonathan, un expert en maçonnerie, nous espérions finir ce damné mur pour pouvoir mettre fin à nos préparatifs de voyage.  Ce n’est que tard en soirée que nous finîmes cette sale besogne et encore plus tard en soirée, les préparatifs pour l’aventure.  Après un copieux repas de steak d’orignal sur le barbecue, avec des petites patates en papillotes,  spécial Mat, nous nous couchâmes exténués pour une très courte nuit, après laquelle nous prendrions la route du nord pour une expédition hors du commun, à la Pourvoirie du lac Cyprès.  C’est avec un véhicule bondé de l’équipement d’un double voyage de pêche que nous prenions la route magnifique de la côte nord.  Double voyage de pêche, puisque nous nous rendions d’abord au lac Cyprès pour taquiner la truite mouchetée, pour ensuite redescendre dans la civilisation pour goûter au bonheur de pouvoir nous émerveiller devant la légendaire chute Molson où le saumon abonde.  Enfin, voici un récit d’une aventure qui valait vraiment le déplacement.

Après avoir pris connaissance à la lumière du jour du travail fait du « maudit mur », celui qui deviendrait tout au long du voyage, le mur des lamentations, nous partîmes à 4h45 du matin direction Godbout.  Nous avions rendez-vous à 12h00 avec monsieur Charles Pinard, propriétaire de la Pourvoirie du lac Cyprès et directeur de la ZEC de la rivière Godbout.  En bonne compagnie de Spartano, Simon et du légendaire Éric Le moucheur.ca Jean, nous philosophions sur la politique, le pouvoir, la vie, tout en étant témoins des fresques ahurissantes que nous offre un mélange du soleil levant aux beautés que surplombe la route de la Côte-Nord. 

 

 


Toujours surpris de la beauté des lacs, des rivières, de la mer, nous serpentions ce long trajet pour enfin arriver à destination à l’heure pile, là où nous allions faire la connaissance de notre hôte.  Je dois dire que je savais juste que j’allais à la pêche puisque les informations avaient été complétées entre Charles et David, lequel était malheureusement absent du voyage; nous ne savions que l’heure et l’endroit du rendez-vous; une vraie aventure! Une fois les connaissances faites, nous prîmes la direction d’un chemin forestier pour longer, traverser, serpenter et retraverser la magnifique rivière Godbout pour arriver étonnamment à une rivière où le pont était tombé.

En effet, nous avons eu l’agréable surprise de découvrir une nouvelle façon de traverser la rivière, qui deviendrait dans le futur, un symbole de liberté incroyable.  Comme nous a expliqué Charles, le pont s’est effondré il y a une trentaine d’années peu après que les coupes de bois cessèrent sur ce territoire.  Avec l’ampleur des travaux à accomplir, ils décidèrent d’adapter une nouvelle façon de traverser la rivière plutôt que d’entreprendre des travaux de reconstructions majeurs et onéreux.  C’est ainsi qu’ils installèrent une  sorte de radeau avec un système de manivelle pour traverser le cours d’eau.  Nous avons donc chargé notre bagage sur la plate-forme et abandonné notre véhicule sur la berge de la rivière Godbout.

 

 

 






 

 

 

 

 

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