Après épuisement et sans résultats, j’ai invité mon guide à se faire plaisir et j’ai pu ainsi observer sa façon de faire. Ce n’était pas un p’tit nouveau comme moi, lui il en avait pris du saumon. Comme il contait, ça lui est arrivé souvent à l’époque de sa jeunesse, de remonter le cap dans des sentiers boueux et glissants (il n’y avait pas encore de beaux escaliers) |
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tout ça sous le poids de deux beaux saumons dans son sac à dos. Vous dire la bonne compagnie, les histoires de pêche et le sourire de ce gars-là valent le voyage. Merci beaucoup ! Je pêchais alors en me concentrant et en me répétant ce que je devais faire, avançant légèrement à chaque lancer. Quand tout à coup un bouillon sur ma mouche. Ni une ni deux, je ferre. |
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« Ça y est, j’en ai un, ben oui, j’en ai un, c’est vrai ! »
Je lâche un cri aux gars en arrière, mais pas assez fort, occupés qu’ils étaient à jaser, ils ne m’entendent pas et ne voient pas que mon combat est commencé. Je crie une deuxième fois mais plus fort et à voir ma canne pliée, je vous dis que les gars ont bougé, je peux vous le dire. |
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Tout le monde me parlait et me conseillait, mais ça s’est vite passé et j’ai pu constater la puissance qui fait la majesté de ce poisson. C’est impressionnant !
Ce fut incroyable. Je l’avais, je l’avais. Je l’ai amené au bord de la berge. |