Chasse au dindon sauvage !

Voilà que prend fin pour les chasseurs, cette longue période d’attente qu’est la saison estivale, pour laisser de nouveau place à la fraîcheur automnale. Un bouquet d’arômes émanant des récoltes nous enivre et nous donne l’espoir que la nôtre, notre moisson, sera des plus abondantes en gibiers.

Afin de bien entamer cette cueillette 2007, les caméras de 3d-chasse-pêche se sont tournées vers une équipe de chasseurs qui n’avaient qu’une seule idée en tête : en finir avec l’attente de l’ouverture officielle.

C’est une fois de plus, grâce à son service hors pair, que le Domaine de la Seigneurie Vincelotte a accueilli une équipe de chasseurs avec laquelle nous allions prendre part à une partie de chasse au dindon. Ce groupe de Nemrod, composé de Hervey, Raynald, Patrick et Bruno, était guidé par nul autre que Philippe et son volubile jeune acolyte, Nicolas.

C’est par un ensoleillé samedi matin que nous allions participer à une inoubliable journée de chasse. Le tout débuta par notre arrivée au domaine et les présentations des deux équipes.Le déroulement d’une telle journée de chasse est bien simple mais fort différent d’une journée de chasse au dindon de nos voisins du Sud.

Car la population de dindons au Québec n’est pas suffisante pour être exploitée à plein régime. Le sud du Québec bénéficie toutefois de conditions plus propices à ce type de chasse. Il n’en est malheureusement pas de même pour l’ensemble de la belle province. Il nous est toujours permis de rêver au jour où cet oiseau particulier peuplera nos terres à la manière du Vermont. Mais pour l’instant, attardons-nous davantage à la chasse par l’entremise de l’élevage en volière.

 

 

Ces "dindons-gibiers" sont élevés de l’œuf à leur maturité de dindon, directement à la volière du Domaine de la Seigneurie. Philippe assure professionnellement l’élevage complet de ces oiseaux, avant de les rendre disponibles pour la chasse.

Aussitôt que le pourvoyeur reçoit une réservation pour un forfait de chasse au dindon, les oiseaux sont choisis dans la volière et placés dans la zone de chasse, deux jours avant l’arrivée des chasseurs. Cela accentue le défi, car le gibier bénéficie de 48 heures d’adaptation en son nouveau terrain.

Cette zone de chasse est caractérisée comme étant un mélange de divers types de végétation. Premièrement, on retrouve presque le parcours d’un labyrinthe découpé par de multiples chemins de débusqueuse. Ensuite, il y a une grande partie de forêt, où le couvert représente la cachette parfaite pour notre gibier. On termine par une partie de l’érablière du Domaine, qui nous permet d’effectuer des tirs de plus longue distance. Pour ceux qui craignent la chasse en enclos, eh bien détrompez-vous, le périmètre de ce terrain n’est délimité par aucune clôture.

En ce qui a trait au déroulement de notre journée de chasse proprement dit, nous fûmes, dès le départ, très choyés de pouvoir y participer et ce, avec ces quatre sympathiques chasseurs. On se croyait presque en chasse avec les 4 Fantastiques, tellement ils se complétaient bien.

La partie de chasse qui se déroulait sur la journée entière fut cependant plus mouvementée dans l’avant-midi. Sur une possibilité de huit (8) dindons, cinq (5) ont été récoltés avant l’heure du dîner. À peine 15 minutes après notre entrée dans les bois, 2 oiseaux étaient déjà tombés au combat. Il est à la fois fascinant et surprenant de voir à quel point ce bipède ailé sait bien se camoufler malgré sa taille relativement imposante. Philippe nous a fait remarquer que lorsque l’un d’eux émet son cri d’alerte, ceux aux alentours se taisent pour un bon moment, la chasse devient donc encore plus fine. Il ne nous reste alors, immobiles, que nos yeux pour scruter le terrain.

 

 

 

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