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Pour une troisième année d’existence en tant que tournoi de pêche et pour une première dans cette formule, le tournoi de pêche de la fête du travailleur de St-Joseph de Beauce fut toute une expérience pour l’équipe 3D-Chasse-Peche. Pour cette occasion, l’équipe était composée de Sébastien Poulin, collaborateur du magazine, que vous avez pu voir à l’action dans sa chasse au caribou, dans un numéro précédent et de moi-même Mathieu Pouliot. De plus nous avions avec nous, pour l’occasion, le pêcheur par excellence à l’achigan, le seul et l’unique « big bad » Julien Pouliot, qui participait pour une première fois à un tournoi de pêche. Du haut de ses 10 ans « big Jules », ainsi nommé par ses grands frères, était bien décidé à faire la barbe à quiconque croiserait la ligne avec lui.
Pour une première année, le tournoi de pêche de la fête du travailleur s’est déroulé pendant une semaine complète, c’est-à-dire du 18 au 25 août, sur la rivière Chaudière. Pour vous situer un peu, cette rivière coule en serpentant du sud au nord au travers de la Beauce en la divisant bien entendu, en un côté est et un côté ouest; division qui a ses traces dans les annales. Elle tire sa source du magnifique Lac Mégantic pour couler jusqu’au fleuve St-Laurent.
La rivière Chaudière peut être divisée en 2 sections, si on considère les espèces de poissons et en trois, si on considère le degré de pollution de l’eau. Ainsi du lac Mégantic au barrage Sartigan de St Georges de Beauce, l’eau y est peu polluée et on y retrouve toutes les espèces de truites. On peut y capturer de la truite mouchetée, arc-en-ciel, brune et grise ainsi qu’à de rares reprises, certaines personnes réussissent à déjouer la méfiance de ouananiches. Dans cette section de rivière et tout au long de celle-ci, on y retrouve abondamment l’achigan à petite bouche et la perchaude.
Pour ce qui est de la deuxième section de la rivière, considérant le poisson uniquement, nous y retrouvons une grande quantité de dorés jaunes, d’achigans à petite bouche et de maskinongés. Et on devine facilement que le deuxième et troisième partie de la rivière se divisent en deux parties où la pollution s’intensifie d’égale façon. Cette pollution est causée par les nombreux champs agricoles qui bordent la vallée de la Chaudière et où l’on épand du purin pour engraisser les terres.
Mais celui-ci se retrouve malheureusement, par un phénomène naturel de ruissellement, à engraisser les eaux de la rivière Chaudière. Malheureusement aussi on retrouve tout au long de cette rivière, qui serait davantage magnifique s’il y avait moins de pollution, de nombreuses installations non conformes aux normes de protection de l’environnement et qui déversent directement leurs eaux usées dans l’eau de la rivière. Mais par chance, nous pouvons compter sur le Ministère de l’environnement, qui a bien en main la situation.
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